Une étude prévoit qu’à terme, la consommation de viande comprendra 40 % de viande cultivée.

Au sein de la génération Y, qui comprend les personnes nées entre 1981 et 1996, environ 45 % des répondants ont répondu qu'ils gouteraient très probablement la viande cultivée.

Une étude menée aux États-Unis et au Royaume-Uni révèle un fort désir du grand public non seulement de goûter la viande cultivée, mais aussi d’en consommer régulièrement. Elle montre également que les jeunes adultes se disent particulièrement enthousiastes vis-à-vis de ce produit, tout en soulignant que l’intérêt qui est lui porté diminue à mesure que l’âge du groupe interrogé augmente. Le résultat le plus frappant indique que les participants envisagent une forte proportion de viande cultivée dans leur futur régime alimentaire : 40 % de viande cultivée pour 60 % de viande conventionnelle.

Des chercheurs spécialisés dans l’analyse du comportement des consommateurs ont mené une vaste étude sur l’attitude des Américains et des Britanniques à l’égard de la viande cultivée. Ces résultats ont été obtenus à partir d’un échantillon de 2 018 consommateurs américains et de 2 034 consommateurs britanniques. Il est intéressant de noter que la majorité des participants ne savaient rien ou presque rien sur la viande cultivée avant d’être interrogés, et ce malgré la grande attention médiatique dont celle-ci a bénéficié ces dernières années. Après avoir reçu une description de ce qu’est la viande cultivée, les répondants ont affirmé, en moyenne, que la viande cultivée représenterait 40 % de leur consommation future de viande.

L’étude a porté sur différents groupes d’âge. Les adultes de la génération Z (c’est-à-dire nés après 1996) sont visiblement les plus enthousiastes, près de 50 % d’entre eux affirmant qu’il est fort probable qu’ils goûtent la viande cultivée. Si l’on y ajoute la part des répondants qui envisageraient de l’essayer, on constate qu’au total, près de 90 % des jeunes adultes sont ouverts à la viande cultivée. Au sein de la génération Y, qui comprend les personnes nées entre 1981 et 1996, environ 45 % des répondants ont répondu qu’ils gouteraient très probablement la viande cultivée. Si l’on y ajoute le groupe qui envisageraient de l’essayer, on atteint un total de près de 85 % de « milléniaux » ouverts à la viande cultivée. Pour la génération précédente — c’est-à-dire la génération X, laquelle comprend les personnes nées entre 1965 à 1980 —, la proportion de personnes enthousiastes atteint 37 %, et le total des personnes ayant une attitude positive dépasse 75 %. Parmi les « boomers » (ceux nés entre 1946 et 1964), la part d’enthousiastes est de 33 %, et un peu plus de 70 % ont une attitude positive. Il est par ailleurs frappant de constater que la majorité des personnes appartenant au groupe des enthousiastes, toutes générations confondues, sont des flexitariens — à savoir des personnes qui mangent de la viande 2 à 3 fois par semaine en moyenne.

Cette vaste étude de consommation vient confirmer ce que des études antérieures de moindre envergure avaient déjà mis en lumière dans le monde entier : les gens sont généralement ouverts à la viande cultivée et aux protéines alternatives, et ce sont les jeunes qui se montrent les plus enthousiastes vis-à-vis de ces nouveaux produits. Rappelons que l’étude commandée par GAIA pour la Belgique était arrivée à des conclusions similaires.

 

Cette dernière étude, qui a porté sur plus de 4 000 Américains et Britanniques, a été menée par des chercheurs du North Mountain Consulting Group pour la société de viande cultivée Aleph Farms. Elle a été publiée dans la revue scientifique Foods sous le titre US and UK Consumer Adoption of Cultivated Meat : A Segmentation Study. Keri Szejda en est l’auteur principal.

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