L’Union européenne finance la recherche sur la viande cultivée

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3,6 millions d'euros d'argent provenant du gouvernement flamand ont été débloqués à la fin de l'année dernière pour le développement de la viande cultivée.

De plus en plus de fonds publics sont consacrés à la viande cultivée. Il y a quelques semaines, le gouvernement américain a décidé de soutenir pour la première fois la viande cultivée. L’Union européenne a également annoncé qu’elle souhaitait financer la recherche dans ce domaine. Le financement public est important, afin que la recherche devienne accessible à tous et ne reste pas uniquement entre les mains des entreprises.

Sous l’impulsion de GAIA, 3,6 millions d’euros d’argent provenant du gouvernement flamand ont été débloqués à la fin de l’année dernière pour le développement de la viande cultivée. Ce montant est un jeu d’enfant comparé aux centaines de millions d’euros de subventions que reçoivent les producteurs de viande conventionnels. Mais c’est un début important dans le financement public de la recherche sur la viande cultivée, qui devrait avant tout devenir une question que l’on traite en toute transparence. Il y a suffisamment d’argent privé dans le monde : l’intérêt des consommateurs pour les substituts de la viande augmente, donc l’intérêt des investisseurs aussi. Mais les connaissances développées dans les entreprises sont bien sûr protégées face aux concurrents. Des organisations telles que le Good Food Institute et New Harvest plaident en faveur d’un financement public aux États-Unis pour rendre la technologie accessible à tous. Ils accordent également des bourses de recherche à cette fin, mais les ressources de ces organismes sont bien sûr limitées.

Il y a quelques semaines, la nouvelle a été annoncée que le gouvernement américain allait financer pour la première fois la recherche sur la viande cultivée. La National Science Foundation ou NSF, une agence fédérale, accorde 3,5 millions de dollars pour des recherches de cinq ans à l’université de Californie. L’objectif est, d’une part, de travailler sur les derniers blocages de la viande cultivée et, d’autre part, de préparer les scientifiques et les ingénieurs à ce nouveau secteur.

Soutenir le développement de la viande cultivée

 

Aujourd’hui, l’Union européenne a également décidé de soutenir le développement de la viande cultivée. Grâce au programme européen de recherche et développement « Horizon 2020 », 2,7 millions d’euros seront mis à la disposition d’une alliance de partenaires industriels. Ce consortium, appelé « Meat4All », est dirigé par la société espagnole BioTech Foods, qui développe elle-même depuis 2017 de la viande cultivée sur cellules de porc. L’objectif est similaire à celui du projet américain, à savoir combler le fossé entre la viande cultivée comme produit expérimental aujourd’hui, d’une part, et la production à grande échelle à l’avenir, d’autre part.

Toutefois, une différence importante entre l’Europe et les États-Unis est l’accent mis sur la durabilité : avec le « Green Deal », la Commission européenne veut s’assurer que l’Europe prend (ou maintient) la tête en matière de production durable et d’innovation. D’ici 2050, notre continent doit être climatiquement neutre. En raison du potentiel écologique de la viande cultivée – moins d’utilisation d’espace et de matières premières et moins de pollution de l’environnement – la viande cultivée a sa place dans le Green Deal.

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